À Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), les coteaux du futur téléphérique de La Végétale sont au cœur d’un ambitieux projet de reconversion écologique porté par Île-de-France Nature, le Département du Val-de-Marne et la Région. Pour en révéler le potentiel naturel et optimiser la réutilisation des terres en place, l’établissement public a mandaté Sol &co (devenu EODD ingénieurs conseils), pour réaliser un diagnostic complet de la qualité agropédologique du site.

Schéma de revalorisation des terres pour un aménagement écologique
CINQ TYPES DE SOLS ET UN POTENTIEL DE REUTILISATION ELEVE
L’étude de terrain, menée en février 2024 sur deux secteurs (future gare de téléphérique et tranchée couverte), a permis d’identifier cinq types de sols aux caractéristiques variées. Près de 70 % des horizons de surface présentent un potentiel fertile paysager modéré à élevé, compatible avec des usages en renaturation comme la création de prairies maigres marnicoles, de sous-bois ou encore de mares temporaires.

Photographie d’un profil de sol présent sur le site
UNE DEMARCHE PARTENARIALE POUR DES SOLUTIONS SOBRES ET LOCALES
Ce travail s’inscrit dans une démarche concertée avec l’écologue Aurélien Huguet (AHEcologie), dont les connaissances naturalistes ont permis de mettre en accord nos préconisations avec les milieux écologiques adaptés aux sols analysés. L’ensemble du projet repose sur une logique de sobriété et de circularité, en valorisant au maximum les sols du site et leurs valeurs écologiques – qu’il s’agisse d’horizons forestiers riches en biodiversité, de blocs d’argile pour la création de mares ou de terres tamisées pour des aménagements écologiques ciblés.
UN PROJET EXEMPLAIRE PRESENTE LORS DES RENCONTRES DU CEREMA
Les enseignements tirés de cette opération pilote ont été présentés lors de l’événement national “Renaturer les sols en milieu urbain, c’est possible !” organisé par le Cerema (mai 2024), aux côtés d’autres retours d’expérience emblématiques. Ils illustrent la faisabilité d’aménagements urbains fondés sur la qualité réelle des sols en place, et non sur des apports systématiques de terres fertiles.
Crédit photo : EODD ingénieurs conseils